À la rentrée 2025, je préparais une nouvelle offre d’accompagnement pour aider les entrepreneurs qui le souhaitent à reprendre la main sur leur site web et leur visibilité en ligne, sans dépendre d’un prestataire ou d’une agence. Mais je me heurtais à deux freins majeurs que beaucoup connaissent : pas de liste courriel solide pour diffuser mon message et une petite audience sur les réseaux sociaux, malgré une présence régulière. Or, lancer une offre sans communauté, c’est un peu comme crier dans le vide… Mais, plutôt que de me décourager, j’ai cherché un levier. Et j’ai eu une idée : « Et si je créais un évènement collectif, où chaque participant pourrait contribuer, briller et élargir sa portée ? ». C’est ainsi que j’ai lancé le projet collaboratif « le Calendrier de l’Avant Avent » et aujourd’hui je t’emmène dans les coulisses de sa mise en place.
Créer un projet collaboratif, c’est facile sur le papier. Mais pour qu’il fonctionne vraiment, il faut poser une base simple, claire… et attractive.
Je voulais que ce calendrier soit :
Mon idée était de faire découvrir des freelances et leur expertise. Compte tenu de la période (on était début octobre), je me suis inspirée du principe du calendrier de l’avent. Mais en réfléchissant bien, j’ai réalisé qu’il en existait déjà beaucoup en décembre… J’ai donc décidé de le proposer au mois de novembre pour sortir du lot. D’où le nom : Calendrier de l’avant Avent.
Je voulais également pouvoir utiliser ce projet dans mon portfolio. Il était donc évident de le proposer sous forme de site web one page sous WordPress !
Le design : un calendrier coloré à cases.
Le principe : des cases numérotées avec un pop-up expliquant qu’elles ne sont accessibles qu’à partir de la date du jour. Et le jour voulu, un pop-up qui présente le participant et sa ressource gratuite (outil, guide, audio, checklist, etc.) et un bouton pour y accéder.
L’objectif pour moi : augmenter ma visibiité et me constituer une liste d’emails. Pour avoir accès au site du calendrier, les personnes intéressées devaient donc s’inscrire.
La promesse pour les personnes inscrites ? Découvrir des freelances qu’ils ne connaissaient peut-être pas encore et tester leur expertise au travers d’une ressource offerte.
Et les participants, qu’est-ce qu’ils y gagnaient ? J’ai formulé mon invitation autour de cette idée : « en collaborant, tu te rends visible auprès des communautés des 28 autres personnes et tu collectes toi aussi des adresses mails grâce à ta page de capture vers ton freebie ».
Cette idée m’est venue lors d’une insomnie, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Dès le lendemain matin je listais tout ce que cela représentait comme charge de travail pour moi et pour les personnes qui allaient accepter de me suivre :
Moi
Les participants
Étant donnés les délais courts (moins de 3 semaines avant l’ouverture de la première case !), je voulais simplifier au maximum les choses pour mes partenaires . J’ai donc rapidement imaginé de prévoir un espace de collaboration sur Notion pour réunir toutes les informations au même endroit. L’objectif était que personne ne se sente dépassé ou perdu.
Quand on monte un projet collaboratif, le succès repose sur deux choses : savoir qui embarquer, et comment faciliter leur contribution sans alourdir leur quotidien.
Dès que l’idée a pris forme, j’ai commencé par interroger mon réseau proche (des entrepreneurs croisés dans des formations, des évènements ou des communautés pros locales ou en ligne et des personnes dont j’ai suivi le travail et que j’estimais pour leur expérience et leur pertinence.
Ensuite, j’ai activé l’effet boule de neige : chaque personne volontaire était invitée à me recommander d’autres profils alignés avec l’esprit du projet.
Pour guider ces suggestions, j’avais listé en amont les types d’expertises recherchées : marketing, développement personnel, finance, tech, organisation, etc.
L’objectif était clair : proposer un éventail de ressources réellement utiles et variées pour les solopreneurs et les petites entreprises.
En 3 à 4 jours, j’avais réuni 29 participantes pour couvrir tout le mois de novembre, alors qu’à la base, je visais seulement 20 personnes pour une publication du lundi au vendredi !
Fait amusant (et inspirant) : toutes les participantes étaient des femmes, ce qui m’a donné envie d’assumer et valoriser le projet comme 100 % féminin.
Vu les délais très courts, j’ai rapidement structuré un espace collaboratif dans Notion pour que tout le monde ait accès aux infos essentielles.
J’y ai centralisé :
– une fiche par participante, avec son domaine d’expertise et les liens vers ses réseaux sociaux ;
– des espaces pour déposer photos, logos et liens vers les freebies ;
– un document de cadrage clair expliquant les règles du jeu ;
– et un suivi du calendrier, jour par jour ;
L’objectif : que tout soit simple, rapide et accessible, même pour celles peu à l’aise avec la tech.
J’ai aussi créé un groupe Slack (pour centraliser les échanges collectifs et individuels), des visios avec replays (pour créer du lien humain malgré la rapidité du projet) et une bibliothèque de ressources prêtes à l’emploi (visuels personnalisables, éléments de langage, idées de publication).
Un point essentiel de mon argumentaire lors du recrutement était que je n’imposais pas de créer du contenu inédit. Je recommandais d’utiliser un freebie déjà existant, quitte à l’ajuster légèrement, pour éviter toute pression inutile.
Le message était clair : « Ta participation ne doit pas te surcharger. Je m’occupe du reste. »
Résultat : un projet fluide, où chaque intervenante savait ce qu’on attendait d’elle, ce qu’elle y gagnait et où trouver ce qu’il lui fallait.
Une fois toutes les participantes embarquées, il était temps de donner corps au projet. Je voulais une présence en ligne claire, accueillante, simple d’accès… mais aussi techniquement fonctionnelle. Ce chantier m’a permis de mettre en pratique ce que j’avais appris récemment en formation, tout en m’ouvrant à de nouvelles compétences que je pourrai proposer à mes clients par la suite.
En amont du lancement, j’ai réuni les participantes lors d’une visio pour valider ensemble la direction graphique du projet. Je tenais à éviter les codes classiques de Noël : pas de rouge, de vert ou de doré. Pour cela j’avais au préalable sélectionné plusieurs palettes de couleurs que nous avons petit à petit éliminées pour arriver au choix final
L’idée, c’était de créer une ambiance qui nous ressemble, à la fois professionnelle, créative et douce, sans tomber dans les clichés. Ce choix a contribué à poser une identité forte, différenciante, fidèle à l’esprit de ce calendrier pas comme les autres.
J’ai commencé par créer une landing page via MailerLite, un outil que j’ai pris le temps d’apprivoiser pour ce projet. Cette page de capture présentait l’esprit du calendrier, affichait les visages des participantes, et permettait de s’inscrire pour recevoir le lien d’accès au calendrier. C’était aussi l’occasion de poser une première pierre à l’édifice de ma stratégie de newsletter, ce que je repoussais depuis trop longtemps !
Derrière cette page, j’ai mis en place une séquence d’e-mails automatisée : un message de bienvenue, quelques infos pour patienter, puis l’envoi régulier des liens chaque matin. C’était un excellent terrain de jeu pour tester en conditions réelles l’enchaînement des étapes, la gestion des contacts, et l’écriture de messages engageants.
Le cœur du projet, c’était bien sûr le site lui-même.
J’ai choisi un format OnePage, simple à faire compte tenu des délais, mais avec une petite touche de magie : chaque jour, une case du calendrier s’active… et pas avant.
Pour y parvenir, j’ai appris à créer des fenêtres modales et à gérer leur affichage avec l’extension Dynamic Visibility. C’était technique, parfois un peu frustrant, mais surtout très formateur.
Il y a eu quelques bugs à corriger, bien sûr, mais dans l’ensemble, j’ai réussi à créer une expérience fluide et agréable pour les visiteurs. Et surtout, j’en ressors avec des compétences que je pourrai facilement réutiliser pour mes projets… ou ceux de mes clients.
Lancer ce calendrier de l’avant Avent a été bien plus qu’une simple idée de contenu partagé. C’était une réponse concrète à une problématique que je rencontre souvent chez mes clients (et que je vis aussi) : comment gagner en visibilité quand on part de peu ?
En structurant ce projet autour de la collaboration, de la clarté et de l’autonomie, j’ai pu mettre en pratique mes compétences (en organisation, en technique web, en communication) tout en créant un espace qui soutient, valorise et donne envie de contribuer. Et ça, c’est pour moi la meilleure preuve que ce type de projet a de la valeur.
Mais ce n’est que la première moitié de l’histoire. Car au-delà de la mise en place, ce qui compte, ce sont les résultats !
Dans un prochain article, je te partagerai :