Tu songes à te lancer en freelance ? Ou tu viens de sauter le pas, un peu tremblant·e mais plein·e d’espoir ?
Bienvenue dans l’aventure. Une aventure aussi excitante que déroutante, où l’on se sent parfois seul·e face à une montagne de choses à faire, à apprendre, à comprendre.
Quand j’ai démarré, j’aurais adoré lire ce genre d’article. Un témoignage sincère, avec ses galères, ses doutes, mais aussi ses petites victoires et ses prises de conscience. Parce que non, on ne devient pas freelance épanoui·e en 3 semaines. Mais oui, c’est possible ! Et ça peut même devenir une vie qui te ressemble vraiment.
Dans cet article, je te raconte mes débuts. Ce que j’ai mal fait, ce que j’ai découvert sur le tas, ce qui m’a portée, et surtout, ce que j’aurais aimé qu’on me dise quand j’ai démarré.
Installe-toi confortablement. On va parler vrai.
Avant de me lancer à mon compte, j’étais salariée dans une association d’aide à domicile. J’y occupais un poste de travailleur social et de chargée de mission qualité. Un poste qui, sur le papier, avait du sens. Mais, les années passant, la flamme a vacillé.
Grand écart entre mes missions de travailleur social et les exigences de la démarche qualité, manque de reconnaissance, surcharge mentale… jusqu’au burn-out. L’idée même de retourner travailler dans ces conditions était insurmontable. Après 16 ans, j’étais arrivée au bout d’un cycle. Je devais partir, pour ma santé, pour me retrouver, pour changer de vie.
Alors j’ai commencé à chercher ce que je pourrais bien faire d’autre. J’ai toujours aimé écrire, jouer avec les mots, structurer des idées. Et c’est comme ça que je suis tombée sur la formation de Lucie Rondelet en rédaction web SEO. En découvrant ce métier, j’ai eu un vrai déclic : « C’est ça que je veux faire ! »
Dès le début de la formation, j’ai compris que je tenais quelque chose. Un métier qui me permettrait à la fois d’écrire, d’apporter de la valeur aux autres, et de travailler à mon rythme, depuis chez moi.
Mais rapidement, j’ai aussi vu qu’un freelance SEO qui sait rédiger, c’est bien. Un freelance qui peut aussi concevoir ou optimiser un site web, c’est encore mieux.
Alors, en parallèle de la formation en rédaction, je me suis lancée dans celle de WPChef pour apprendre à créer des sites WordPress. Objectif : proposer une offre globale à mes clients, alliant rédaction, SEO et technique.
Ce qui m’a motivée à me lancer, ce n’est pas juste une reconversion. C’était une reconquête. Celle de mon équilibre, de ma créativité, de ma liberté.
Je ne voulais plus subir mon quotidien. Je voulais construire une activité à mon image, utile, humaine, souple, et alignée avec mes valeurs.
Au début, je pensais que ce serait fluide. Que je créerais mon site, que je publierais quelques posts sur LinkedIn, et que les clients allaient affluer. (Spoiler alert : pas du tout 😅)
Mais j’avais des attentes simples :
J’avais aussi des rêves un peu fous :
Et même si tout n’est pas toujours aussi idyllique que je l’imaginais, je peux dire aujourd’hui que je suis sur le bon chemin. Et rien que ça, ça change tout !
Quand on se lance en freelance, on a souvent une vision un peu idéalisée de ce que ça va être :
Et puis… la réalité te rattrape 😅
Voici quelques vérités que j’aurais aimé connaître plus tôt (et qui t’éviteront peut-être quelques surprises si tu débutes toi aussi).
Spoiler alert : non, les clients ne tombent pas tout seuls sur ton site fraîchement publié.
Au départ, j’ai attendu. Longtemps. Je pensais que poster un peu sur LinkedIn et avoir un joli site suffirait. Ca m’aurait bien arrangée… Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. La prospection fait partie intégrante du quotidien du freelance, surtout au début.
Il faut oser se montrer, parler de ce que tu fais, aller chercher les opportunités. Et surtout, accepter que ça prenne du temps. Tu vas envoyer des messages sans réponse, essuyer des refus, et parfois douter. C’est normal.
Avec le temps, tu développes ta propre manière de prospecter : plus naturelle, plus alignée avec ta personnalité. Mais au début, mieux vaut savoir que le bouche-à-oreille ne se construit pas en un mois.
Quand on démarre, on a tendance à croire qu’il faut attendre d’être « légitime » pour se connecter aux autres freelances ou entrepreneurs (ah… le fameux syndrome de l’imposteur !) C’est faux.
Ton réseau est un levier énorme pour progresser, trouver des clients, sortir de ton isolement et prendre confiance. C’est grâce à d’autres freelances que j’ai trouvé mes premiers clients, des partenaires de confiance, et même des réponses à mes questions existentielles de débutante 😄
Tu n’as pas besoin d’avoir 10 ans d’expérience pour échanger, t’entourer, t’inspirer. Rejoins des groupes, commente des publications, envoie un message privé. Ouvre-toi aux autres !
La fameuse liberté du freelance, on en parle ? Oui, tu es libre. Mais aussi responsable de tout. Et ça, ça peut vite devenir étouffant si tu ne poses pas un cadre.
Au début, je bossais tout le temps. J’avais l’impression que je devais prouver quelque chose, ne rien rater, être dispo H24. Résultat : j’étais fatiguée, et je culpabilisais de ne pas avancer plus vite.
Apprendre à gérer son temps, c’est vital. Et je parle autant de planning que de charge mentale. L’expérience du burn-out m’aura permis d’être vigilante à ce sujet (c’est déjà çà !)
Alors voici mes conseils :
Quand tu dis autour de toi « je suis freelance », on imagine souvent que tu passes ta journée à faire ce que tu aimes. Oui, mais… En réalité, une bonne partie de ton temps est consacrée à des tâches que personne ne voit :
C’est le lot de tous les indépendants. Et plus vite tu l’intègres, mieux tu vivras cette part du job. Tu peux t’organiser, t’outiller, automatiser certaines choses… mais il faut savoir que ce boulot-là fait autant partie de ton activité que la prestation elle-même.
Et malgré tout ça… je referais le même choix. Parce que toutes ces découvertes, aussi rudes soient-elles parfois, m’ont permis de grandir, d’apprendre et de construire une activité qui me ressemble vraiment.
Tu sais quoi ? On fait toutes des erreurs quand on se lance. Et c’est OK.
En fait, je pense même que c’est indispensable. Parce qu’on apprend rarement autant qu’en se trompant. Voici donc les bourdes que j’ai commises à mes débuts (et qui, au final, m’ont aidée à avancer).
Les tarifs… Grand sujet. Et gros malaise au départ 😅
Quand j’ai commencé, j’avais peur de faire fuir les clients si je demandais « trop ». Résultat : je facturais trop peu. Bien trop peu. Pour des missions parfois très chronophages, qui ne prenaient pas en compte le temps passé à la recherche, à la mise en page, aux échanges avec le client, etc.
Je ne me rémunérais pas à ma juste valeur.
Aujourd’hui, j’ai compris qu’un bon tarif, c’est :
D’ailleurs, ceux qui négocient tout dès le premier mail ne sont souvent pas les bons. C’est red flag direct !
Au début, j’avais ce réflexe très (trop) courant : « Je vais tout gérer moi-même ». La com’, le site, la prospection, les devis, la rédaction, les visuels, la compta… Bref : superwoman du freelancing !
Et bien… ça ne marche pas ! Ou alors au prix d’un stress énorme et d’un risque de surcharge.
S’entourer, c’est une force.
Demander de l’aide, déléguer certaines tâches, échanger avec d’autres freelances, se faire relire… tout ça m’a permis de prendre du recul, de gagner du temps, et de sortir de la solitude du débutant.
Non, tu ne perds pas la face quand tu demandes un coup de main. Au contraire, tu gagnes en efficacité (et en santé mentale).
Mais comment déléguer quand on débute et qu’on n’a pas de budget ? Pour ma part, j’ai fais de l’échange de services. Par exemple : un article SEO contre des conseils en prospection ou sur mon identité visuelle.
Et puis désormais tu peux également t’appuyer sur l’IA pour déléguer les tâches chronophages ou rébarbatives…
Celle-là, je la vois souvent chez les freelances qui se lancent (et j’étais pareil) :
👉 “Je vais attendre que mon site soit nickel avant de me montrer.”
👉 “Je veux que mon process client soit béton avant de chercher des missions.”
👉 “Je me sens pas encore assez prête.”
Le truc, c’est que… tu ne te sentiras jamais à 100 % prêt.e. Et que l’expérience ne s’acquiert qu’en avançant.
À force de vouloir que tout soit parfait, tu repousses ton lancement, tu perds en motivation, et tu rates peut-être des opportunités.
“Fait vaut mieux que parfait”, tu connais ? Aujourd’hui, je suis convaincue qu’il vaut mieux faire imparfaitement que ne rien faire du tout. Tu ajustes au fur et à mesure. Tu testes. Tu améliores. Et c’est comme ça que tu progresses.
Chaque erreur a été une étape. Parfois un peu douloureuse, souvent fatigante… mais toujours formatrice. Et surtout, elles m’ont permis de mieux comprendre ce que je voulais, ce que je valais, et comment je voulais exercer mon métier.
Quand on débute en freelance, on peut vite avoir l’impression de ramer dans le vide. Mais il suffit parfois de quelques petits déclics pour relancer la machine, prendre confiance et se dire : « OK, je peux y arriver. »
Voici ce qui, pour moi, a vraiment fait la différence.
Je me souviens encore de mon premier retour client positif. Certes c’était pour un article rédigé de manière bénévole afin d’étoffer mon portfolio, mais… il y avait ce petit “merci, c’est exactement ce que je cherchais” qui fait toute la différence.
À ce moment-là, j’ai réalisé que je pouvais être utile, que mes compétences avaient de la valeur.
Et puis il y a eu :
Ces petites victoires-là sont des piliers. Elles te portent quand tu doutes. Elles te rappellent pourquoi tu as commencé.
Je le dis souvent : se former, c’est investir dans son autonomie.
Les formations que j’ai suivies (en rédaction web, en SEO, pour WordPress…) ont été des tremplins, pas seulement pour apprendre un métier, mais aussi pour mieux me structurer, gagner en crédibilité, et oser aller vers les clients avec un vrai savoir-faire.
Et même après mon lancement, j’ai continue à me former :
C’est aussi un excellent moyen de sortir du syndrome de l’imposteur. Parce que plus tu te formes, plus tu constates tout ce que tu sais déjà, et tout ce que tu peux apporter à tes clients.
Nouveau conseil “petit budget” : surveille sur les réseaux les offres bundle. Il s’agit de lots de formations complémentaires, souvent de qualité, qui sont vendus à petit prix pendant un laps de temps très limité. J’ai craqué sur deux offres jusqu’à présent (à moins de 300€) et je n’ai aucun regret, ça a été un véritable game changer à chaque fois !
L’entourage joue un rôle énorme dans l’aventure freelance.
Pas forcément l’entourage “proche” (qui peut parfois ne pas comprendre ce que tu fais 😅), mais des personnes qui vivent la même chose que toi.
J’ai eu la chance de croiser des freelances bienveillant·es, avec qui échanger, poser mes questions, rire de nos galères, partager des astuces ou juste se sentir moins seule.
👉 Des communautés en ligne, des réseaux locaux, des groupes privés liés à mes formations, des discussions en off avec d’autres rédactrices ou webmasters…
Tout ça m’a énormément aidée. Et parfois, il suffit d’un message ou d’un échange pour reprendre confiance et remettre un pied devant l’autre.
Avancer, ce n’est pas toujours faire des bonds.
Parfois, c’est juste ne pas renoncer. Trouver un appui, un repère, un petit succès qui te redonne de l’élan. Et recommencer.
Tu viens de te lancer ? Ou tu y penses sérieusement mais tu n’oses pas encore ?
Sache une chose : tu as le droit d’avancer doucement. Tu as le droit d’avoir peur, de douter, de faire des erreurs. C’est normal. Et tu n’es pas seul·e à ressentir tout ça, promis.
Le début est souvent flou. On patauge, on teste, on observe ce que font les autres en se demandant comment ils arrivent à tout gérer avec le sourire. Mais sache qu’iils ne gèrent pas toujours. Et ils ont tous commencé comme toi.
Tu n’as pas besoin d’être expert·e pour te lancer. Tu n’as pas besoin d’avoir tout prévu, tout appris, tout optimisé.
Tu as juste besoin de faire le premier pas. Et de continuer, un jour après l’autre. Même petit. Même bancal.
Et surtout, rappelle-toi : ton parcours est unique, et ta façon d’être freelance le sera aussi.
Personne ne te remet un manuel “freelancing pour les nuls” à la sortie de ta formation (et franchement, c’est dommage 😄). Tu vas apprendre en faisant, en te plantant parfois, en ajustant souvent. :
Tu n’as pas besoin d’être “prêt·e” pour commencer. Parce que c’est en avançant que tu vas te construire en tant que freelance.
Ton activité ne ressemblera peut-être pas à ce que tu avais imaginé au départ. Mais ça ne veut pas dire que tu t’es trompé·e. Ça veut juste dire que tu t’adaptes, que tu grandis, que tu te rapproches de ce qui te correspond vraiment.
Teste des choses. Observe ce qui fonctionne. Ajuste. Recommence.
Et surtout : ne lâche pas trop vite. Parce qu’un jour, tu te retourneras sur le chemin parcouru, et tu verras à quel point chaque micro-pas, chaque galère, chaque petite victoire t’aura amené·e là où tu es.
Et ce jour-là, tu seras fier·e de toi.
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